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Glossaire PV

Tous les termes techniques photovoltaïques : dimensionnement MPPT, sections de câble, structure de fixation. Cliquez sur un terme pour l'explication détaillée.

68 termes

Électricité du module(11)

Voc — Tension à vide

Tension du module sans charge. Valeur clé pour la conception de chaîne, car Voc augmente à basse température.

Détail

La Voc (tension à vide) est la tension maximale qu'un module PV délivre lorsqu'aucun courant ne circule. À -10 °C, elle peut dépasser de 10 à 12 % la valeur STC. La tension d'entrée maximale du MPPT doit être dimensionnée en conséquence, faute de quoi le régulateur de charge est endommagé. Règle empirique : (Voc du module × nombre en série) × 1,12 ≤ vocMax du MPPT.

Voir aussi : Vmpp, Coefficient de température Voc

Vmpp — Tension MPP

Tension au point de fonctionnement optimal (MPP). Typiquement 80-85 % de Voc.

Détail

La Vmpp est la tension à laquelle le module fournit sa puissance maximale. Le régulateur de charge MPPT s'y ajuste en permanence. Important : la somme des Vmpp de tous les modules en série doit rester dans la plage de travail du MPPT, sinon le tracker ne peut pas maintenir le point.

Voir aussi : Voc, MPP

Isc — Courant de court-circuit

Courant maximum aux bornes en court-circuit. Utilisé pour le dimensionnement des fusibles.

Détail

L'Isc (courant de court-circuit) est le courant qui circule lorsque les bornes du module sont reliées directement. Pour le dimensionnement des câbles et des fusibles, on calcule généralement avec Isc × 1,25 afin de garder une réserve en cas de fort ensoleillement (>1000 W/m²).

Voir aussi : Imp

Imp — Courant MPP

Courant au point optimal. Typiquement 92-95 % de Isc.

Détail

L'Imp est le courant que le module fournit au MPP. Imp × Vmpp donne la puissance maximale (Pmpp = puissance en Wc). Lors du dimensionnement du MPPT, la limite de courant du tracker (ipvMaxA) est comparée à l'Imp par chaîne.

Voir aussi : Isc, MPP

Puissance en Wp / kWp

Watt-crête est la puissance nominale aux STC. Une installation 10 kWp = par ex. 23 modules de 435 Wp.

Détail

Le Wc (watt-crête) est la puissance du module dans les conditions de test standard (STC : 1000 W/m², 25 °C de température de cellule, AM 1,5). En fonctionnement réel, la puissance est généralement inférieure de 10 à 20 % au Wc en raison de la température du module, de l'encrassement et des pertes. 1 kWc = 1000 Wc.

Voir aussi : STC, MPP

STC — Conditions standard de test

Mesures normalisées : 1000 W/m², 25 °C cellule, AM 1.5.

Détail

Les conditions de test standard sont les conditions normalisées dans lesquelles la Voc, la Vmpp, l'Isc, l'Imp et la Pmpp sont indiquées dans la fiche technique du module. En fonctionnement réel, les valeurs sont presque toujours moins bonnes (le module dépasse 25 °C). Pour des valeurs réalistes, il existe la NOCT.

Voir aussi : NOCT, Voc, Puissance en Wp / kWp

NOCT

Conditions réalistes : 800 W/m², 20 °C air, 1 m/s vent. Valeurs ~80 % de STC.

Détail

La NOCT est plus proche du fonctionnement quotidien que les STC. Les fiches techniques des modules indiquent en général les deux jeux de valeurs. Pour les simulations de productible annuel, la NOCT est souvent plus représentative.

Voir aussi : STC, Coefficient de température Voc

Coefficient de température Voc (β)

Variation de Voc en %/°C. Typiquement -0.27 à -0.35 %/°C.

Détail

Le coefficient de température β indique de combien la Voc diminue pour chaque degré de hausse de température (valeur négative, la tension baissant avec la chaleur). Inversement, à -10 °C la Voc augmente d'environ 10 à 12 %. Cette valeur est la base de la correction à froid dans le dimensionnement MPPT.

Voir aussi : Voc, STC

Diode bypass

Diode dans le boîtier de jonction qui contourne les cellules ombrées. Évite les points chauds.

Détail

En cas d'ombrage partiel, le courant serait limité par la cellule la plus faible. Les diodes de by-pass (typiquement 3 par module) contournent les sous-chaînes ombrées et évitent d'endommager le module. La contrepartie : le module ombré ne fournit alors plus que 2/3 ou 1/3 de sa puissance.

Voir aussi : Perte par disparité, Ombrage

Verre-verre vs verre-film

Modules verre-verre protégés des deux côtés (souvent bifaciaux), verre-film avec film polymère arrière.

Détail

Les modules verre-verre sont plus durables (souvent 30 ans de garantie), plus lourds (environ 25-28 kg contre 20-22 kg) et généralement bifaciaux (ils exploitent aussi la lumière réfléchie sur la face arrière). Le verre-film est moins cher et plus léger, mais sa durée de vie est plus courte (25 ans). Important pour la statique et la structure de montage.

Voir aussi : Épaisseur du cadre

Épaisseur du cadre

Hauteur du cadre aluminium, typiquement 30-40 mm. Influence le choix des pinces.

Détail

L'épaisseur du cadre est déterminante pour le choix des pinces d'extrémité et intermédiaires, qui doivent saisir exactement cette hauteur. Les modules verre-verre sont souvent sans cadre (0 mm) : il faut alors des pinces spéciales ou des systèmes collés.

Voir aussi : Verre-verre vs verre-film

MPPT & régulateurs(4)

MPP — Point de puissance maximale

Point sur la courbe I-V où la puissance du module est maximale.

Détail

Sur la courbe courant-tension (diagramme I-V), il existe exactement un point où le produit courant × tension est maximal. Ce MPP se déplace avec l'ensoleillement et la température. Le tracker MPPT ajuste la charge afin de maintenir ce point en permanence.

Voir aussi : Tracker MPPT, Vmpp, Imp

Tracker MPPT

Régulateur électronique qui trouve et maintient le MPP.

Détail

Le MPPT (maximum power point tracker) est un circuit électronique qui recherche en continu le point de fonctionnement optimal. Les MPPT modernes disposent souvent de 2 à 4 trackers indépendants, ce qui permet d'optimiser séparément des groupes de chaînes ombrés ou d'orientations différentes.

Voir aussi : MPP, Chaîne / String

Vers le calculateur MPPT →

Fenêtre de tension MPPT

Plage (vmppMin à vmppMax) où le tracker peut maintenir le MPP.

Détail

En dehors de cette plage, le MPPT ne peut pas fonctionner. Si la tension est trop basse, il se coupe ; si elle est trop élevée, le régulateur de charge est endommagé. Règle empirique : la somme des Vmpp des modules doit rester dans la plage à toute température (été comme hiver).

Voir aussi : MPP, Voc

Tension de démarrage MPPT

Tension nécessaire pour que le MPPT démarre le matin.

Détail

Par faible ensoleillement tôt le matin, une Voc minimale doit d'abord être atteinte pour que le MPPT s'enclenche (par exemple 8 V au-dessus de la tension batterie sur le Victron SmartSolar). Important en hiver et par lumière faible.

Voir aussi : Voc, Fenêtre de tension MPPT

Conception de chaîne(6)

Chaîne / String

Modules en série alimentant une entrée MPPT.

Détail

Une chaîne est l'unité électrique de base : plusieurs modules en série. Les tensions s'additionnent, le courant reste identique. Plusieurs chaînes en parallèle ont la même tension mais un courant plus élevé. Important : tous les modules d'une même chaîne doivent avoir la même orientation et ne pas être ombrés.

Voir aussi : Connexion série, Connexion parallèle, Notation 4S2P

Connexion série

Modules en série — les tensions s'additionnent, le courant reste constant.

Détail

Avec N modules en série : V_chaîne = N × V_module, I_chaîne = I_module. Utilisé couramment pour amener la tension dans la plage du MPPT (p. ex. 8 modules à 40 Vmpp = 320 V pour un régulateur 100/30).

Voir aussi : Connexion parallèle, Notation 4S2P

Connexion parallèle

Chaînes en parallèle — les courants s'additionnent, la tension reste constante.

Détail

Avec N chaînes en parallèle : I_total = N × I_chaîne, V_total = V_chaîne. Utilisé lorsque la limite de courant du MPPT n'est pas atteinte. Important : toutes les chaînes en parallèle doivent être électriquement identiques (même nombre de modules, même orientation).

Voir aussi : Connexion série, Notation 4S2P

Notation 4S2P

4 modules en série, 2 chaînes en parallèle = 8 modules au total.

Détail

Notation standard du secteur pour décrire les chaînes. « S » = série, « P » = parallèle. 4S2P signifie : 2 chaînes de 4 modules chacune, montées en parallèle. Voc = 4 × Voc_module, Isc = 2 × Isc_module.

Voir aussi : Connexion série, Connexion parallèle

Perte par disparité

Perte de puissance lorsque les modules ont des valeurs ou un ombrage différents.

Détail

Le courant de la chaîne étant limité par le module le plus faible, toute inégalité entraîne une perte. Pertes de mismatch typiques : 1 à 3 % avec des modules identiques, jusqu'à 30 % en cas d'ombrage partiel important (un seul module ombré suffit). Les diodes de by-pass atténuent l'effet.

Voir aussi : Diode bypass, Ombrage

Ombrage

Ombre sur les modules — même un petit ombrage d'une cellule réduit la puissance de la chaîne.

Détail

Une seule cellule ombrée peut abaisser le courant de toute la chaîne au niveau de cette cellule. Les diodes de by-pass limitent les dégâts, mais 1/3 ou 2/3 du module est perdu. Solution : des trackers MPPT séparés pour les zones ombrées, ou des optimiseurs de module.

Voir aussi : Diode bypass, Perte par disparité, Tracker MPPT

Onduleurs(7)

Onduleur

Appareil convertissant DC des modules en AC (230 V).

Détail

L'onduleur est l'appareil central d'une installation PV raccordée au réseau. Variantes : onduleur de chaîne (une ou plusieurs chaînes), onduleur hybride (avec raccordement batterie), onduleur autonome (off-grid). Rendement actuel typique : 96 à 98 %.

Voir aussi : Onduleur hybride, Site isolé

Onduleur hybride

Onduleur avec connexion batterie intégrée. Combine PV et stockage.

Détail

Les onduleurs hybrides (p. ex. Fronius GEN24 Plus, Solis Hybrid, Huawei SUN2000) disposent à la fois d'entrées PV et d'un raccordement batterie. Avantage : un seul appareil au lieu de deux, câblage plus simple. La fonction de secours est souvent en option. Alternative : une solution couplée AC avec Victron MultiPlus et stockage.

Voir aussi : Onduleur, Capacité en kWh

Site isolé (off-grid)

Système sans connexion réseau, alimenté par PV et batterie.

Détail

Les installations autonomes nécessitent un dimensionnement généreux (plus de 3× la consommation journalière en réserve de batterie), des composants fiables et le plus souvent un groupe électrogène de secours. Applications typiques : refuges de montagne, bateaux, camping-cars. Le Victron Quattro et le MultiPlus-II sont ici la référence du secteur.

Voir aussi : ESS, Capacité en kWh

ESS — Système de stockage

Terme Victron pour stockage en parallèle réseau avec MultiPlus et batterie.

Détail

Victron ESS est une configuration logicielle de la gamme MultiPlus/Quattro qui permet le fonctionnement en parallèle du réseau avec tampon batterie. L'installation maximise l'autoconsommation, peut basculer en mode secours en cas de coupure et se pilote via Cerbo GX ou Venus OS.

Voir aussi : Capacité en kWh, Onduleur hybride, Site isolé

Victron SmartSolar RS

Famille MPPT haute tension (entrée 450 V).

Détail

La série RS (450/100 et 450/200) permet de câbler directement des tensions de chaîne élevées jusqu'à 450 V Voc. Important : le RS 450/100 possède 2 trackers MPPT, le RS 450/200 en a 4. Les SmartSolar classiques (100/30, 150/35, 250/100) sont des appareils à un seul tracker, pour de petites installations.

Voir aussi : Tracker MPPT, ESS

MultiPlus / Quattro

Famille onduleur-chargeur Victron pour ESS et hors-réseau.

Détail

Le MultiPlus et le MultiPlus-II sont les convertisseurs-chargeurs standard de la gamme Victron pour les applications en parallèle réseau et autonomes. Le Quattro dispose en plus d'une seconde entrée AC (p. ex. pour un groupe électrogène) avec commutation sans coupure. L'EasySolar-II réunit MultiPlus, SmartSolar et distribution dans un seul coffret.

Voir aussi : ESS, Site isolé

Phoenix Inverter

Pur onduleur (sans chargeur, sans réseau) DC vers AC.

Détail

Le Phoenix Smart et le Phoenix VE.Direct sont de purs onduleurs, sans fonction de charge. On les utilise lorsqu'il s'agit uniquement de convertir l'énergie DC (batterie) en AC, sans fonctionnement en parallèle réseau. Typique en camping-car ou comme onduleur de secours pur.

Voir aussi : Site isolé

Stockage batterie(5)

Capacité en kWh

Énergie maximale stockable. Pour lithium souvent 'utile' (80-90 % du brut).

Détail

La capacité est indiquée en kWh, souvent en distinguant « brute » (chimiquement disponible) et « utile » (limitée par la DoD). Avec le LiFePO4, 90 à 95 % sont utilisables, avec le plomb seulement 50 %. Règle de dimensionnement : 1 à 1,5 kWh de stockage par kWc installé.

Voir aussi : DoD, Taux C

DoD — Profondeur de décharge

Niveau de décharge sûr d'une batterie (% de la capacité).

Détail

La DoD détermine la capacité utile. LiFePO4 : 90 à 95 % de DoD sont possibles sans risque. Plomb-acide : typiquement 50 % de DoD, pour ne pas réduire de moitié la durée de vie. AGM/gel : 50 à 60 %. Le nombre de cycles de charge/décharge dépend fortement de la DoD.

Voir aussi : Capacité en kWh, LiFePO4

Taux C

Courant charge/décharge relatif à la capacité. 1C = pleine capacité en 1 h.

Détail

Pour une batterie de 10 kWh, 0,5C signifie 5 kW de puissance de charge/décharge. Le LiFePO4 supporte typiquement 0,5 à 1C sans perte de durée de vie, le plomb seulement 0,1 à 0,2C. Important pour le dimensionnement de l'onduleur : sa puissance de charge ne doit pas dépasser la C-rate.

Voir aussi : Capacité en kWh

LiFePO4 — Lithium fer phosphate

Standard actuel du stockage domestique. Sûr, longue durée (>6000 cycles).

Détail

Le LFP (ou LiFePO4) est la chimie de la plupart des batteries domestiques modernes (Pylontech, BYD, Victron Smart Lithium, Fronius Solar Battery). Avantages par rapport au NMC : meilleure stabilité thermique, durée de vie plus longue, pas de cobalt. Inconvénient : densité d'énergie plus faible (plus de place pour les mêmes kWh).

Voir aussi : Plomb-acide / AGM / Gel, Capacité en kWh, DoD

Plomb-acide / AGM / Gel

Ancienne technologie. Bon marché, durée de vie courte (5-7 ans).

Détail

Bien que techniquement inférieur au lithium, le plomb reste répandu dans les installations autonomes. L'AGM (absorbent glass mat) et le gel en sont les variantes sans entretien. DoD maximale : 50 %, sinon la durée de vie en cycles est divisée par deux. Rendement : 80 à 85 % (LiFePO4 : plus de 95 %).

Voir aussi : LiFePO4, DoD

Câbles & câblage(5)

Section de câble

Section du conducteur en mm². Détermine la capacité de courant.

Détail

Exprimée en mm² (section de cuivre ou d'aluminium). Dans les installations PV, typiquement 4 mm² ou 6 mm² pour les chaînes PV et 25 à 95 mm² pour les liaisons batterie-onduleur. Critères de choix : intensité admissible (DIN VDE 0298-4), chute de tension (max. 1 à 3 %) et calibre du fusible.

Voir aussi : Chute de tension, Capacité de courant

Vers le calculateur de câble →

Chute de tension

Tension perdue dans le câble. Max 1% sur chaînes PV.

Détail

Calculée par ΔU = 2 × I × L × ρ / A (en DC), en AC avec en plus cos φ. Sur les chaînes PV, 1 % est le standard du secteur (au-delà, on gaspille de l'énergie) ; en 230 V AC, 3 % sont admis (DIN VDE 0100-520). La chute de tension augmente avec le courant et la longueur, et diminue avec la section.

Voir aussi : Section de câble

Capacité de courant

Courant continu maximal sans surchauffe.

Détail

L'intensité admissible dépend du matériau (Cu ou Al), de la section, du mode de pose (à l'air libre, enterré, en paroi) et de la température ambiante. Les tableaux figurent dans la DIN VDE 0298-4. Sur les chaînes PV, l'Iz est en outre multipliée par 1,25 comme réserve en cas de fort ensoleillement.

Voir aussi : Section de câble, Mode de pose

Mode de pose

Pose libre, en conduit, enterré — détermine le courant admissible.

Détail

Modes de pose normalisés selon la DIN VDE 0298-4 : A1 (dans une paroi isolée), B2 (sous conduit en paroi), C (sur paroi), E (à l'air libre). L'intensité admissible peut varier d'un facteur 1,5 à 2 entre A1 et E, d'où son importance pour le dimensionnement.

Voir aussi : Capacité de courant

Câble solaire (H1Z2Z2-K)

Câble spécial PV résistant UV et température. Norme : EN 50618.

Détail

Les câbles solaires sont à double isolation, résistants aux UV, sans halogène, tenue en température jusqu'à 120 °C et homologués pour 1500 V DC. Désignation H1Z2Z2-K (anciennement PV1-F). Sections standard : 4 mm² et 6 mm². Ne jamais utiliser de câble NYY-J ordinaire pour les liaisons DC.

Voir aussi : Section de câble

Toiture & charpente(7)

Égout

Bord inférieur du toit. Eaux pluviales s'écoulent, généralement gouttière.

Détail

L'égout est le bord horizontal inférieur de la toiture. Dans l'assistant PV, la « distance à l'égout » est la distance obligatoire (typiquement 300 mm) entre le bord inférieur du champ de modules et le bord du toit, afin que la charge de neige ne pousse pas dans la gouttière.

Voir aussi : Faîtage, Rive de pignon, Chevron

Faîtage

Bord supérieur du toit où deux pans se rencontrent.

Détail

Sur une toiture à deux pans, le faîtage court longitudinalement au milieu, entre les deux versants. Dans l'assistant PV, la « distance au faîtage » est la distance obligatoire (typiquement 300 mm) entre le bord supérieur du champ de modules et le faîtage, afin que la tuile faîtière reste accessible.

Voir aussi : Égout, Rive de pignon

Rive de pignon

Bord latéral du toit (côté pignon).

Détail

La rive est le bord latéral de la toiture, du côté du pignon. Dans l'assistant PV, la « distance à la rive » (typiquement 300 mm) sert de distance de sécurité entre le bord latéral du champ de modules et le bord latéral du toit.

Voir aussi : Égout, Faîtage

Chevron

Pièce porteuse en bois d'un toit en pente, du bas vers le faîtage.

Détail

Les chevrons sont les poutres en bois porteuses (généralement 8/16 cm ou 10/20 cm). Entraxe typique : 70 à 90 cm. Important pour la fixation de la structure : les crochets de toiture et les crochets doubles doivent être vissés DANS le chevron, pas dans le lattis. D'où la logique d'aimantation aux chevrons dans la visualisation de la structure.

Voir aussi : Panne, Liteaux de toiture

Panne

Pièce horizontale porteuse, perpendiculaire aux chevrons.

Détail

Les pannes (sablière en bas, panne intermédiaire ou panne faîtière en haut) portent les chevrons dans les charpentes à pannes. Sur les toitures en bac acier et en panneaux sandwich, les tire-fond sont vissés directement dans la panne.

Voir aussi : Chevron

Liteaux de toiture

Lattes fines portant les tuiles. PAS porteuses pour des crochets !

Détail

Le liteau (environ 30/50 mm) repose en travers des chevrons et porte les tuiles. Important : les fixations PV ne doivent jamais reposer uniquement sur le lattis — elles doivent toujours atteindre le chevron. Les crochets de toiture ont souvent une géométrie adaptée qui contourne le galbe de la tuile ET atteint le chevron.

Voir aussi : Chevron

Couverture

Peau extérieure : tuiles, ardoise, bac acier, joint debout, fibrociment ondulé.

Détail

La couverture détermine la logique de fixation de la structure : tuile → crochet de toiture (avec ou sans découpe pour le galbe), tuile plate → crochet double, bac acier → tire-fond avec joint d'étanchéité, joint debout → pince à joint (serrage sans perçage), fibrociment ondulé → tire-fond passant par le sommet de l'onde.

Voir aussi : Crochet de toit, Tire-fond bois-métal

Structure de fixation(9)

Crochet de toit

Crochet acier vissé dans le chevron, dépasse sous la couverture.

Détail

Fixation standard des toitures en tuiles et en ardoises. Le crochet est vissé sur le chevron (avec 2 à 3 vis 6×80 ou 8×80) ; la tuile est partiellement entaillée, ou des formes de crochet spéciales contournent le galbe. Le rail est ensuite serré sur le dessus du crochet.

Voir aussi : Crochet double, Tire-fond bois-métal, Chevron

Crochet double

Crochet plus grand avec deux points d'appui. Pour charges élevées.

Détail

Le crochet double est utilisé en cas d'efforts d'arrachement élevés (dépression due au vent) ou avec les structures à deux couches. Il répartit la charge sur deux points de vissage et peut recevoir deux vis ou plus par fixation. Sur le plan : une plaquette avec deux points noirs (contre un seul point pour le crochet simple).

Voir aussi : Crochet de toit, Chevron

Tire-fond bois-métal

Vis bois-métal — côté bois dans chevron, côté métrique pour rail.

Détail

Les tire-fond sont la fixation standard des toitures en bac acier, en fibrociment ondulé et en panneaux sandwich (M8 ou M10, longueurs 150 à 300 mm). Une extrémité est un filetage bois (dans le chevron ou la panne), l'autre un filetage métrique avec joint EPDM et écrou pour recevoir le rail. Sur bac acier, il se pose toujours sur la nervure haute, jamais dans le creux.

Voir aussi : Crochet de toit, Couverture

Rail C47

Rail standard 47×40 mm aluminium, longueurs 3,6 m ou 5,9 m.

Détail

Le C47 est le rail PV le plus répandu dans les pays germanophones (Solarplanit, K2, IBC). Section : 47 mm de large, 40 mm de haut, avec rainure en T pour les pinces. Longueurs de stock : 3 600 mm et 5 900 mm. Pour les files de rails plus longues, plusieurs pièces sont assemblées à l'aide d'éclisses.

Voir aussi : Éclissage de rail, Pince module

Éclissage de rail

Coupleur métal joignant deux rails C47 bout à bout.

Détail

Nécessaire lorsque la longueur totale du rail dépasse la longueur de stock de 5,9 m. L'éclisse est glissée dans la section intérieure des deux rails puis serrée. Représentée sur le plan par un symbole jaune à l'endroit du raccord. Important : les raccords ne devraient si possible pas se situer au droit d'une pince.

Voir aussi : Rail C47

Pince module (extrémité/milieu)

Pince aluminium qui presse le cadre du module sur le rail.

Détail

Les pinces d'extrémité se placent au bord de la rangée de modules (un côté presse le module, l'autre reste libre). Les pinces intermédiaires se placent entre deux modules et les maintiennent tous les deux. Les pinces doivent correspondre exactement à l'épaisseur du cadre (30, 35, 40 mm), sans quoi la tenue n'est pas sûre. Couple de serrage typique : 10 à 15 Nm.

Voir aussi : Rail C47

Connecteur croisé

Connecteur joignant deux rails en croix (UK 2 couches).

Détail

Dans une structure à deux couches (DP_2L), un rail porteur inférieur continu supporte des rails de modules supérieurs disposés perpendiculairement. Un connecteur croisé est placé à chaque point d'intersection. Cette configuration est plus résistante qu'une structure à une couche, mais plus coûteuse et plus lourde.

Voir aussi : Rail C47

Lestage (toit plat)

Poids (généralement dalles béton) maintenant la structure contre la succion.

Détail

Sur les installations en toiture-terrasse, la structure n'est pas percée mais lestée pour résister à la dépression du vent. Calcul selon l'ÖNORM B 1991-1-4 / EN 1991-1-4. Typiquement 100 à 300 kg par module, selon la zone de vent, la hauteur du bâtiment et l'inclinaison des modules. Le calcul tient compte du coefficient de frottement entre la membrane et la structure.

Voir aussi : Système surélevé

Système surélevé (toit plat)

Structure inclinant les modules 10-15° vers sud ou est/ouest.

Détail

Sur les toitures-terrasses, les modules ne sont pas posés à plat (rendement trop faible) mais inclinés de 10 à 15°. Variantes : orientation sud (rendement maximal par module) ou est/ouest (davantage de modules sur la même surface, courbe journalière plus régulière). Produits standard : K2 D-Dome, IBC TopFix 200.

Voir aussi : Lestage

Charges structurelles(4)

Charge de neige

Charge verticale due à la neige. Dépend zone, altitude, pente.

Détail

Calcul selon l'ÖNORM B 1991-1-3 ou la DIN EN 1991-1-3. Zones de charge de neige 1 à 4 en Autriche, plus des valeurs particulières pour la haute montagne. Une charge de base typique de 0,75 kN/m² est corrigée par un facteur d'altitude et un coefficient de forme (pente du toit). Les modules PV doivent supporter la charge de neige complète sans déformation — d'où le calcul de statique dans l'assistant.

Voir aussi : Charge de vent, ÖNORM B 1991-1-3

Charge de vent

Pression ou succion. Sur toits plats, la succion peut arracher les modules.

Détail

Calcul selon l'ÖNORM B 1991-1-4. Données d'entrée essentielles : zone de vent (1 à 4), hauteur du bâtiment, catégorie de terrain (ville ou campagne) et forme du toit. Aux bords de la toiture (angles, rives), la dépression peut être 2 à 3 fois plus élevée qu'au centre — il faut alors des fixations supplémentaires.

Voir aussi : Charge de neige, ÖNORM B 1991-1-4

Charge d'arrachement

Force d'extraction maximale par fixation dans le chevron.

Détail

Pour chaque point de fixation de crochet, l'effort d'arrachement calculé (kN) doit rester inférieur à la charge admissible de la vis à bois. Règle empirique : une vis 8×80 dans de l'épicéa tient environ 2,5 à 3 kN à l'arrachement. Au-delà : crochets doubles ou vis plus épaisses.

Voir aussi : Charge de vent, Chevron

Taux d'utilisation

% de la charge admissible utilisée. < 100 % = OK.

Détail

Dans le résultat de statique : un taux d'utilisation de 24 % signifie que l'installation n'exploite qu'un quart de sa capacité portante (grande réserve). 95 % serait critique (juste à la limite) ; au-delà de 100 %, il y a défaillance au calcul — il faut alors plus de fixations ou des composants plus résistants.

Voir aussi : Charge d'arrachement

Rendement & rentabilité(4)

Rendement spécifique (kWh/kWp)

Production annuelle par kWp installé. Europe centrale 900-1100 kWh/kWp.

Détail

Le productible spécifique permet de comparer des installations indépendamment de leur taille. Facteurs : localisation (sud de l'Allemagne 1000 à 1100, nord 850 à 950), orientation (sud 100 %, est/ouest 85 à 90 %), inclinaison (20 à 35° optimale), ombrage, qualité des modules et rendement de l'onduleur.

Voir aussi : Taux d'autoconsommation

Taux d'autoconsommation

% de production PV consommée directement sur place.

Détail

Sans stockage, typiquement 25 à 35 % ; avec une batterie de 10 kWh, 60 à 80 % ; avec pompe à chaleur, voiture électrique et stockage, jusqu'à 90 %. Un taux d'autoconsommation élevé améliore la rentabilité, car l'électricité consommée sur place (environ 25 à 30 ct/kWh) vaut plus que celle injectée (5 à 12 ct/kWh en Autriche en 2025).

Voir aussi : Taux d'autonomie

Taux d'autonomie

% du besoin domestique couvert par PV (reste du réseau).

Détail

Alors que l'autoconsommation indique quelle part de l'électricité PV est utilisée, le taux d'autonomie décrit la part des besoins du foyer couverte par le PV. Avec 10 kWc et une batterie de 10 kWh, 60 à 75 % d'autonomie sont typiques. 100 % correspondrait à un fonctionnement en site isolé (irréaliste en hiver sans batterie surdimensionnée).

Voir aussi : Taux d'autoconsommation

Tarif d'injection

Rémunération pour surplus PV injecté (en AT via OeMAG).

Détail

En Autriche, l'OeMAG verse un tarif soutenu pendant 13 ans (entre 5,5 et 12 ct/kWh en 2024/25, selon la subvention d'investissement obtenue). Alternative : la participation libre au marché via un fournisseur d'électricité (souvent un peu plus, mais variable). Important : une autoconsommation élevée est généralement plus rentable qu'une injection élevée.

Voir aussi : Taux d'autoconsommation

Normes & règlements(6)

ÖNORM B 1991-1-3 (charges de neige)

Norme autrichienne pour le calcul des charges de neige.

Détail

Définit les zones de charge de neige 1 à 4 en Autriche, les corrections d'altitude à partir de 200 m et les coefficients de forme selon la pente du toit. Équivalent allemand : DIN EN 1991-1-3 avec son annexe nationale. Base Eurocode : EN 1991-1-3.

Voir aussi : Charge de neige

ÖNORM B 1991-1-4 (charges de vent)

Norme autrichienne pour pression et succion du vent.

Détail

Définit les zones de vent 1 à 4 en Autriche (carte), les catégories de hauteur, les coefficients de pression par zone d'élément (angle, rive, centre) et les coefficients de frottement. Équivalent allemand : DIN EN 1991-1-4.

Voir aussi : Charge de vent

OVE E 8101

Installations électriques en AT — base du dimensionnement des câbles.

Détail

L'OVE E 8101 est la norme autrichienne d'installation pour les réseaux basse tension. Le calculateur de câbles utilise les tableaux d'intensité admissible de cette norme.

Voir aussi : Section de câble

DIN VDE 0298-4

Norme allemande de capacité de courant selon mode de pose.

Détail

Définit, pour chaque mode de pose (A1, B2, C, E, D) et chaque section, l'intensité admissible permanente maximale. Elle sert de base à la colonne « intensité admissible » du calculateur de câbles.

Voir aussi : Capacité de courant

DIN VDE 0100-712

Dispositions spéciales pour installations PV en Allemagne.

Détail

Réalisation des installations d'alimentation photovoltaïques : exigences pour le câblage DC, les mesures de protection, les fusibles PV et les dispositifs de sectionnement. Norme internationale correspondante : CEI 60364-7-712.

Voir aussi : Câble solaire

EN 50618 (norme câble solaire)

Norme européenne pour câbles solaires PV (H1Z2Z2-K).

Détail

Définit les exigences applicables aux câbles PV spéciaux : 1500 V DC, double isolation, résistance aux UV, sans halogène, plage de température -40 à +120 °C, durée de vie de 25 ans à 90 °C. Tout le câblage des chaînes PV devrait respecter cette norme.

Voir aussi : Câble solaire

Outils associés

Pour aller plus loin

Glossaire PV : Voc, MPP, Wp, C47 | green-future.at